L’histoire en vidéo (ou en texte un peu plus bas)
Ducati ce n’est pas seulement un fabricant de motos : Ducati est une foi, une religion. C’est un sentiment qui, quand il vous prend, ne vous quitte plus.
1926 : Les débuts modestes des frères Ducati Lorsque les trois fils d’Antonio Cavalieri Ducati, Adriano, Bruno et Marcello ont fondé la « Società Scientifica Radio Brevetti Ducati » en 1926, ils n’imaginaient probablement pas que leur petite entreprise de matériel radio serait destinée à devenir l’une des marques de motos les plus appréciées au monde.
La transition vers les deux-roues Avec la Seconde Guerre mondiale, les installations de Ducati sont lourdement bombardées et presque entièrement détruites mais les frères Ducati ne se laissent pas abattre. En 1946, ils décident de diversifier leur production et se lancent dans l’industrie des deux-roues en collaboration avec Aldo Farinelli, qui venait de développer le Cucciolo, un petit moteur quatre temps de 48cc destiné à être monté sur une bicyclette. Le Cucciolo devient un succès phénoménal, posant les bases de Ducati en tant que fabricant de motos.
Bon euh alors par rapport à ce que je viens de vous dire, succès phénoménal toussa toussa, en 1949 la société fait faillite est c’est l’état Italien qui va prendre possession de la marque.
Les Premières Motos et l’Ascension
Et à partir de juillet 1949, l’entreprise qui se situe à Borgo Panigale commence à commercialiser la Ducati 60 qui peut être définie à juste titre comme la première moto produite dans l’histoire de Ducati.
La légèreté et la polyvalence de la Ducati 60 l’ont rendu très populaire notamment grace à son incroyable consommation : on pouvait faire presque cent kilomètres avec un litre d’essence ! En 1953 les deux activités radio et moto sont séparées et deviennent deux entreprises distinctes.
Et c’est en 1954 avec l’arrivée de Fabio Taglioni, un ingénieur brillant que Ducati va entrer dans une autre dimension. Et là tout va aller très vite, Taglioni développe des moteurs à arbre à cames en tête, une technologie avancée qui devient la signature de Ducati.
En 1956 Ducati intègre la distribution desmodromique, qui avait été inventée en 1893 par M. Claude Bonjour, un français puis utilisée principalement sur des voitures de course (Maserati, Mercedes…) et l’aéronautique jusqu’aux années 50 pour compenser la fragilité des ressorts de soupapes. Et c’est Taglioni encore qui développera ensuite le système pour Ducati.
Et enfin en 57 Ducati lance des modèles emblématiques comme la 125 Gran Sport, surnommé « Marianna » première moto équipée d’un moteur monocylindre à engrenage conique. Cette moto est devenue iconique et incarnait la nouvelle philosophie de Ducati : fabriquer des motos qui pouvaient gagner des courses.
Compétition, Développement et Déclin
Les années 60 seront à la fois marquée par une baisse significative des ventes, en raison notamment de l’arrivée des voiturettes à l’image de la Fiat 500 mais Ducati commence à se faire un nom sur les circuits de course. La marque remporte de nombreuses victoires en compétition, notamment grâce à ses moteurs performants et à sa technologie desmodromique et de fait en 1967, Ducati décide d’équiper les modèles de série du système desmo.
On revient un peu en arrière, en 1963 sort le Scrambler principalement conçu pour le marché américain. Elle a subi un certain nombre de modifications jusqu’en 1968 avec le lancement de « véritable » Scrambler montés sur des moteurs à « carter large », d’abord en version 250 et 350 puis, en 1969, en version 450. Encore un modèle iconique que l’on recroisera un peu plus tard.
Mais 1963 c’est aussi l’année d’une petite anecdote intéressante chez Ducati. La marque a répondu à un appel d’offre de la police des États-Unis et pour tenter de remporter cet appel d’offre Ducati va lancer le projet Apollo, une moto équipée d’un V4 de 1260cc développant 100cv dans sa 1ere version pour un poids à sec de 271kg. Mais la moto avait un gros défaut, aucun pneu ne pouvait encaisser le rapport poids/puissance de la moto. Ducati décida de baisser la puissance de la moto à 65cv mais en prenant cette décision l’Apollo devenait moins intéressante par rapport à la concurrence et le projet fut abandonné.
On arrive en 1971 et Ducati en réponse à l’invasion du marché par les japonaises nous sort la 750 GT, 748cc pour 50cv. Initialement conçu avec de gros freins à tambour à l’avant, Taglioni opte par la suite pour un système de freinage avant monodisque, qui garantit des performances plus sûres.
1972 : La victoire à Imola Un moment clé dans l’histoire de Ducati est la victoire au 200 Miles d’Imola en 1972. Paul Smart et Bruno Spaggiari remportent la course sur des Ducati 750 SS, SS pour SuperSport hein, marquant le début de l’ère des superbikes pour la marque. Une version commerciale de la Ducati 750 SS sortira en 1973 aussi surnommée “Imola replica” en référence à la victoire de 72. Ce modèle sera doté sur système desmo et la puissance du moteur sera portée à 74cv. Encore un modèle qui deviendra iconique pour la marque.
Dans les années 1980, Ducati traverse des moments difficiles comme quasiment tous les constructeurs européens, c’est simple, les ventes passent de 7000 motos vendues en 1981 à moins de 2000 en 1984
Et en 1985 Ducati se fait racheter par Cagiva a qui ils fournissaient des moteurs
Et en 86 sortira la Ducati Paso, conçue par Massimo Tamburini. Avec un moteur de 750cc d’abord, elle aura un upgrade avec un moteur de 904cc pour 88cv. La Paso ne sera pas un succès commercial, l’esthétique de la moto ne plaisant pas aux ducatistes pur et dur, elle représentera une tentative audacieuse de relancer la marque avec un designs avant-gardistes.
Renouveau et succès en compétition
Bon finalement la renaissance arrivera dans les années 90 et plus précisément en 1993 avec le lancement de la Ducati Monster qui a avait d’abord été baptisée Mostro mais bon Monster ça faisait plus international. » Tout ce dont vous avez besoin, c’est : une selle, un réservoir, un moteur, deux roues et un guidon « , c’est ce qu’explique Miguel Galluzzi son designer. Une moto qui ne laissera pas indifférente et le succès de la Monster aidera Ducati à retrouver sa santé financière et à élargir sa base de fans.
Et puisqu’on est lancé sur les chefs-d’œuvre, 1994, 1 an après la Monster, la 916 fait son apparition. On en n’a pas parlé mais la 916 prend la relève de la 888 et elle va le faire avec panache. La quintessence de la moto sportive, décrite par le magazine Motorcycle News en 2014 comme « la plus belle moto des 50 dernières années. » Ducati offre au peuple une machine aussi belle que grisante à piloter. le cadre est un treillis tubulaire considérablement renforcé par rapport à celui de la 888, le bicylindre en L de 916cc délivre 109cv pour un poids de 208kg. Le comportement dynamique de la moto est incroyable, tant sur route que sur circuit. En 1998 elle se mue en 996. Seul le moteur change gagnant en couple et grapillant 7cv. Puis en 2002 elle deviendra la 998 avec quelques changements par-ci par là, le gros boom arrivera en 2003 avec la 999 ici présente. Bon quand on met fin à un modèle qui a été bien plus qu’un simple succès, le challenge est grand. Donc tant qu’à faire, autant partir sur quelques choses de nouveau et innover sur le design. Commercialement on sera pas sur un succès en revanche sportivement c’est une machine de guerre avec la 999 F03 qui remportera 3 titres en SuperBike.
Et en parlant de course, 2003 sera l’année d’entrée en MotoGP de Ducati avec direct une petite perf puisque lors de la 1ere course sur le circuit Suzuka, Capirossi fera podium avec sa Desmosedici.
Et depuis, Ducati en moto GP a remporté trois titres pilotes avec Stoner et Bagnaia et cinq titres constructeurs, bon on est loin des 72 titres de Honda mais en ce moment ça roule bien pour Ducati.
Bon par contre en Superbike Ducati c’est plus de 1000 podiums, 16 titres de champion du monde et des pilotes de légende qui ont roulés pour Ducati comme Raymond Roche qui remportera le 1er titre de Ducati mais aussi les très célèbres Fogarty, Bayliss ou plus récemment Alvaro Bautista.
En 2003 est aussi sortie la multistrada avec un style eeuh bien à elle, on pourrait la classer dans les trails routier avec une volonté d’offrir une moto confortable même si bon, ducati ils veulent tout décliner pour la compétition puisque Ducati a quand même positionné le modèle sur la célèbre course de Pikes Peak allant jusqu’à proposer une version Pikes peak au catalogue développant 150cv et même 170cv pour le modèle actuel. On n’oublie pas son ADN chez Ducat’.
Rachat et rayonnement
2010 – Présent : Les modèles modernes
En 2012 Ducati est racheté par Audi pour 860 millions d’euros juste après la sortie de la Panigale 1199 qui vient remplacer la 1098 qui elle même remplaçait la 999 faut suivre hein. Jusqu’à aujourd’hui on avait que des chiffres mais maintenant on a le droit à la mention Panigale sur les modèles sportifs, et si vous avez été attentif, Boro Panigale est un quartier de Bologne, là où est implanté Ducati.
La 1199 affiche une allure ultra racée, son moteur 1199cc développe 195cv. Ducati affirme et assume clairement son image de marque sportive.
Quelques années auparavant c’est aussi un modèle célèbre de la marque qui est sortie, puisqu’il s’agit de la Diavel. Une moto très conceptuelle, avec un pneu de 240 à l’arrière, c’est… c’est gros, 1198cc pour 162cv. Esthétiquement c’est une moto très valorisante si vous avez un complexe eeeuuh quelconque.
Mais bon, je pense que pour finir, on va parler de la Panigale V4 l’évolution de la vitesse comme la décrit Ducati sur ses brochures commerciales. Elle illustre parfaitement les nombreuses années de développement de la marque italienne sur le segment des sportives, elle est l’aboutissement d’un état d’esprit, la sportivité et l’élégance à l’italienne avec ce rouge, c’est exactement le même rouge que Ferrari pour l’anecdote. Le V4 de 1103cc qui développe quand même 215cv, ça envoie pas mal.
Aujourd’hui Ducati propose une gamme complète avec le retour d’un “vrai” trail avec la Desert X. La réponse de Ducati à un segment qui a été en très forte croissance ces dernières années.
La Diavel est toujours là, toujours aussi diabolique, tant par son aspect que par son caractère moteur.
On en n’a pas trop parlé désolé mais on aussi cette bête au catalogue, l’hypermotard, une moto parfaite pour faire du drift et bien plus encore selon votre imagination.
La Monster bien entendu qui a pas mal évoluée depuis 1993. Les détracteurs diront que ce n’est plus le vrai esprit Monster sans le cadre à treillis tubulaire visible et les deux silencieux hauts
La Scrambler, comme chez tout le monde, on ressuscite les gloires du passé, la mode néo-rétro étant passée par là, il fallait bien un modèle dans le style afin de répondre à la demande.
La multistrada encore et toujours là, c’est LE trail routier de chez Ducati le modèle à aussi eu ces détracteurs mais il est bien toujours au catalogue.
Et bien évidemment les Panigale V2 et V4 avec leur 150 déclinaisons, V4R V4S, Racing Replica, 916 30e anniversaire, j’en passe et des meilleurs, le fer de lance de Ducati, son bijou le plus raffiné et le plus performant.
Voilà, Ducati c’est une marque qui a su surmonter les défis pour devenir un symbole de performance et de design. De ses débuts modestes à son succès en compétition et son impact mondial, Ducati continue d’inspirer les passionnés de moto avec des machines qui allient innovation technologique et passion italienne.






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