L’histoire en vidéo (ou en texte un peu plus bas)

Le commencement

1945 – 1960 : Les premiers pas dans la production de bicyclettes

Ma buongiorno tutto bene ? Bon ok j’arrête, c’est en 1945 qu’est fondée Aprilia à Noale, en Vénétie, en Italie donc hein je pense que vous aviez compris, marque fondée par Alberto Beggio.

À l’origine, et comme apparemment beaucoup de marques motos la petite entreprise se spécialise dans la fabrication de bicyclettes, répondant à la demande croissante de moyens de transport économiques après la guerre. La réputation de la qualité des bicyclettes Aprilia se construit rapidement.

1968 : La transition vers les motos

Mais en réalité, ce n’est que 23 ans plus tard, en 1968 que le fiston d’Alberto, Ivano Beggio, rejoint l’entreprise familiale et lui ben il trouve que les bicyclettes c’est un peu dépassé et il décide de diversifier la production en se lançant dans la fabrication de motos.

Ivano qui est un grand passionné de mécanique et de compétitions, construit lui-même le premier modèle de motocyclette Aprilia, un vélomoteur 50cc.

Le public va réserver un accueil chaleureux à ce prototype et les premiers modèles produits à grande échelle seront les modèles Colibri et Daniela.

Ils sont suivis peu de temps après par un tout-terrain, le “Scarabeo”, présenté en 1970 qui est un bicylindres décliné en 50 et 125 cm3. Après ces lancements, la production passe de 150 à 12 000 véhicules par an entre 1968 et 1978 donc c’est quand même pas rien, et c’est comme ça que la marque Aprilia s’est lancé dans la moto.

Petit fait intéressant, les motos cartonnent à l’étranger mais pas plus que ça en Italie.

Si on s’attarde encore un peu dans les années 70, Ivano Beggio comprend rapidement l’importance de la compétition pour la notoriété d’une marque de motos. En 1975, Aprilia participe à ses premières courses de motocross, et dès 1976, la marque remporte son premier championnat italien avec le pilote Ivan Alborghetti. Ce succès marque le début de l’implication d’Aprilia dans les sports mécaniques, une stratégie qui sera cruciale pour son image et son développement.

Et en 1977, la marque s’octroie les championnats d’Italie de motocross en 125 et en 250 cm3 et une sixième place au championnat du monde l’année suivante.

1980 – 1990 : Expansion et innovation

Le début des années 1980 est difficile pour la marque puisque que si vous avez un peu de culture G, la crise pétrolière passe par là et oblige les dirigeants à prendre une nouvelle direction.

Aprilia qui produit jusque-là des motos loisirs (cross, enduro) ou des mobylettes diversifie sa gamme et va commencer à produire des modèles routiers de plus grande cylindrée.

En 1985, un accord est signé avec l’autrichien Rotax pour la fourniture de moteurs ce qui permettra en 1986 à Aprilia de sortir la Tuareg, la première moto dérivée des motos des rallyes africains puisqu’on rappelle qu’à cette époque, le Paris-Dakar faisait rêver les gens autant que la moto GP et en 1989 Aprilia inaugurera sa 1ere participation au Paris-Dakar.

1990 – 2000 : La domination en Grand Prix

Bon maintenant on arrive dans les années 90 et Aprilia va pas mal développer sa gamme deeee scooter oui, on va pas développer toute la gamme ici et maintenant mais en tout cas ça permet de faire rentrer les pépettes et ça c’est quand même important.

Concernant les motos, on aura droit au lancement de la Pegaso en 600 puis en 650cc proposant 49cv. Bon le look nous rappelle un peu les japonaises hein quand même, si vous voyez où je veux en venir.

En 1992, Aprilia remporte son premier championnat du monde en moto GP catégorie 125cc.

Dans les années qui suivent la marque va sortir la RS 50 et 125 et quelques années après la fameuse RS 250, una bombinetta, bicylindre en V, 2 temps, 70cv pour 153kg, c’est une moto qui ne laisse pas du tout indifférent et en 1996 c’est un petit rookie de 17 ans qui fera ces débuts sur une RS 125 j’ai nommé il dottore, signior Valentino Rossi, sur laquelle il sera champion du monde en 1997. Il passera ensuite naturellement sur 250 et il aura la carrière qu’on lui connait.

Ah oui, j’ai failli oublier et ça aurait été dommage d’oublier ça, en 1995, la marque s’associe au designer français Philippe Starck et produit la 6,5 Moto. Un exercice de style basé sur le moteur monocylindre utilisé sur les 650 Pegaso. Et je vous le met dans le mille, pas un gros succès, ça me rappelle une autre histoire dans le même genre, allez voir l’a vidéo l’article l’histoire de Kawasaki si vous voulez en savoir plus.

En 1998, Aprilia s’engage dans le secteur des grosses motos avec la RSV Mille et la SL 1000 Falco, moteur bicylindre en V à 60° de 990 cm3 dont le moteur est toujours produit par Rotax, oui Aprilia ne fait pas ses moteurs si jamais vous n’aviez pas noté.

Petit fait quand même, c’est la première moto de série à disposer d’un système anti-dribbling empêchant la roue arrière de se bloquer lors des rétrogradages rapides. Elle est également la première moto de série à disposer d’un tableau de bord avec deux écrans à cristaux liquide (le compte-tours restant lui analogique), ainsi que d’un shiftlight (diode programmable indiquant le bon moment pour monter les rapports). Le raffinement à l’italienne chez Aprilia.

Le Nouvel Âge et les Défis Modernes

2000 – 2010 : Fusion avec Piaggio et diversification

Début des années 2000 la production en série Aprilia se poursuit avec le lancement de la CapoNord 1000 et de la RST 1000 Futura en 2001, puis de la Tuono (une RSV Mille sans carénage) en 2002, avec la même architecture moteur.

Et alors là il va falloir être attentif, je ne sais pas si vous connaissez Agario, le jeu où on est une boule qui doit manger d’autres boules mais plus petites, ouais c’est un peu bizarre mais j’ai pas trouvé plus simple comme explication.

Donc, en 2000 Aprilia rachète la marque de moto Laverda qui était au bord du précipice.

Puis en 2003, Aprilia rachète Moto Guzzi et là on pourrait se dire “mais bien joué Aprilia, racheter la concurrence c’est gage de bonne santé financière, pas du tout !

1 an après en 2004, Aprilia remet en vente Moto Guzzi, les banques italiennes injectent 30 millions d’euros pour qu’Aprilia ne fasse pas faillite ! Et là, qui arrive en sauveur ? Je parle bien entendu de Piaggio qui ne va pas s’embêter “allez je rachète le tout”.

Aprilia est rachetée par le groupe Piaggio, l’un des plus grands fabricants de motos et de scooters au monde, c’est le plus gros constructeurs européens pour info. Et faut dire qu’ils ont fait du beau boulot avec Aprilia, avec Moto Guzzi aussi d’ailleurs.

Bon apparemment Laverda pas trop mais bon qui sait ? Avec tous les revival qu’on a en ce moment, Benelli, Buell qui annonce revenir en France, BSA, une autre marque italienne a annoncé son retour, Morbidelli, je ne connais pas cette marque, désolé.

Et si on en revient à Aprilia, eh bien depuis, ils se sont mis à fabriquer leur moteur, donc fini la collab avec Rotax et on va enfin parler de la moto que vous attendez depuis le début, nous sommes en 2008, et Aprilia nous dévoile ça, la RSV4, un modèle qui sort d’abord pour la course de SuperBike et qui aura ensuite droit à un modèle de série équipé d’un moteur 4 cylindres en V de 998cc et développant 180cv pour 192kgs cette moto devient immédiatement une référence parmi les motos sportives elle est toujours au catalogue d’ailleurs, plus belle que jamais.

Tous ces efforts vont permettre à Aprilia de revenir en force dans le championnat du monde Superbike avec cette RSV4 et remportera le titre mondial en 2010 avec le pilote Max Biaggi, marquant une nouvelle ère de succès pour la marque en compétition. Et grâce à cette machine, Aprilia va même pouvoir revenir en MotoGP en 2015 après avoir fait une pause dans cette compétition.

Conclusion

Et depuis eh bien Aprilia continue de prospérer sous la bannière du groupe Piaggio, offrant une gamme qui s’étoffe d’année en année avec des motos au design italien distinctif. On y retrouve la Tuareg qui a récemment été ressuscité, c’est la réponse d’Aprilia au marché du trail qui s’est fortement développé ces dernières. Mais ce n’est pas le seul phénix puisqu’on retrouve la Tuono qui sera le modèle roadster de la gamme, Tuono qui partage son moteur avec la RS 660 un moteur boosté de 5cv pour cette sportive, la RS 457 vient de faire son apparition dans le catalogue, catalogue dans lequel on retrouve aussi la reine, j’ai nommé la RSV4 217cv pour 202kg, ça tabasse.

L’histoire d’Aprilia est une testament à la passion, à l’innovation et à l’esprit compétitif qui ont toujours été au cœur de la marque, depuis ses modestes débuts en tant que fabricant de bicyclettes jusqu’à aujourd’hui.

Dites nous en commentaires quel modèle vous à la plus marqué !

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